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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 14:42


FROMAGE ou DESSERT, mais pas les deux

Autre inconnue autour du lait : nous rendrait-il trop gros ?

Sur le sujet, les avis une fois encore divergent.

Pour l'académie de médecine "cette opinion largement répandue mérite d'être considérée à la lumière de travaux récents qui précisent l'intérêt du lait et des produits laitiers pour la prévention et le traitement des maladies de pléthore " (maladies liées au mode de vie occidental telles l'obésité, le diabète, l'hypercholestérolémie, les maladies cardio-vasculaires, NDLR).

Et Claude Jaffiol, membre de l'académie, d'enfoncer le clou : "Les études actuelles confirment une relation inverse indépendante et significative entre la consommation de produits laitiers et la prévalence de l'obésité, du diabète de type 2, du syndrome métabolique et des affections cardio-vasculaires ischémiques."
Pour l'académicien, leur usage est même recommandé "à titre préventif chez les sujets à risque de développer une pathologie de surcharge et à titre thérapeutique chez les patients victimes de ces affections".
L'explication ?
Le gras est non seulement éliminé grâce à l'effet inhibiteur du calcium sur la lipogenèse et la lipolyse mais aussi grâce à la capacité des acides aminés du petit lait à réguler l'appétit...

Ce n'est pas du tout l'avis de Nicolas Le Berre, médecin homéopathe et acupuncteur, auteur des ouvrages "soyons moins lait" (ed. Terre vivante) et "le lait, une sacrée vacherie" (ed. Equilibres).
Selon lui, "les graisses du lait sont accusées d'augmenter fortement le mauvais cholestérol et de participer à la formation des plaques d'athérome. Cette participation est liée à leur richesse en acides gras saturés et trans".


TEMPETE DANS UN VERRE DE LAIT

On pourrait également évoquer les polémiques autour du rapport entre consommation de laitage et rhinites, entre lait et maladies auto-immunes... Car, depuis quelques années, le débat fait rage. Mais aujourd'hui, puisque personne n'est d'accord, on fait quoi ? On supprime le chacolat au lait des enfants ? On abuse de la raclette tout l'hiver ? Une fois encore, la prudence et la modération s'imposent.

Pour les personnes intolérentes au lait d'origine animale (et elles sont nombreuses : 75 % de la population mondiale), c'est facile : elles s'en passent au profit des laits végétaux.

Pourles autres, on se contente d'une ration de lait par jour, on supprime le lait au petit-déjeuner un jour sur deux au profit d'un jus de pomme, on oublie le yaourt en dessert après le fromage.
Bref, on limite les dégâts. Pas question pour autant de s'en priver totalement. "Les laitages font partie de notre environnement gastronomique et culturel, écrit Thierry Souccar. A partir du moment où on les tolère bien et qu'on les consomme avec modération, voire parcimonie, il y a peu de chances qu'ils posent des problèmes de santé. Dans ces conditions, on peut continuer à les apprécier pour leur saveur, qu'il s'agisse de yaourts maison ou de produits fermiers." Un morceau de fromage avec un bon verre de vin, d'accord. Mais point trop n'en faut...

Dossier par Amel Bouvyer et Hélène Binet, paru dans le magazine Quelle Santé n° 30 - septembre 2008




Quelques réflexions de bon sens

Il ne peut y avoir adéquation entre le lait de vache et le lait humain pour la simple et bonne raison suivante : les quatre estomacs du veau disposent d’un arsenal enzymatique bien différent de l’unique estomac humain. D’autres divergences existent pour les enzymes biliaires, pancréatiques et intestinales.

Comme le dit Burger (1988) le lait de vache aide le veau à fabriquer rapidement beaucoup d’os mais peu de cervelle. L’homme au contraire s’accommode d’une croissance osseuse lente mais doit développer un cerveau volumineux et complexe. Le QI des enfants nourris au lait maternel est, en moyenne, plus élevé que celui des enfants nourris au lait de vache (Anderson et coll 1999).

La plupart des Occidentaux, ayant consommé des laits animaux pendant leur enfance, continuent à absorber de multiples produits laitiers durant toute leur vie. Il n’est pas étonnant que s’ensuivent de multiples conséquences néfastes.

Association humaniste Hippocrate - 4 Allée des Bouvreuils 64230 - LESCAR

 

Lire aussi :

Le vrai visage du LAIT- lobby laitier

Le vrai visage du LAIT- ostéoporose

Le vrai visage du LAIT- cancer de la prostate et des ovaires


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Published by Julie - dans ALIMENTATION
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commentaires

Léonard Théron 30/12/2011 16:03


Bonjour,


Quoique j'ai des vues différentes sur le sujet, envisageant les hydrates de carbones et les protéines comme une somme à atteindre de besoin journalier, avec une variété d'apport, je trouve votre
site intéressant.


Ce qui me semble inquiétant par contre, c'est qu'au lieu de trouver des arguments solidement ancrés au niveau scientifique, vous vous contentez, pardon, de citer des sources d'ultra-vulgarisation
et trop subjectives.


Par ailleurs, n'importe quel connaisseur des animaux serait très amusé de vos conclusions sur les "4 estomacs" du veau. En effet, si c'est vrai que les ruminants possèdent 3 pre-estomacs et un
estomac vrai, le veau lui, ne possède que la caillette (portion digérante) de fonctionnelle. Les autres se développent plus tard avec la croissance et le sevrage. Car oui, ils ne sont pas utiles
pourla digestion des proteines animales, mais bien pour digérer les métabolites d'origine végétale.


Le veau est donc sur le plan fonctionnel un monogastrique, comme vous, comme moi. Et la croissance des veaux est plus grande avec du lait entier de vache, à volonté (conditions naturelles).


Bizarrement, malgré leur consommation excessive de lait, aucun ne développe de trouble métaboliques tels que ceux décrits chez l'homme.


Pourquoi dès lors peut-on critiquer l'apport des produits laitiers? Leur excès, comme le reste!


Je résume donc mon point de vue : L'être humain doit remplir ses besoins nutritionnels avec de multiples sources, et éviter d'exceder ces derniers. Le lait n'a probablement pas beaucoup d'effet
sur la croissance osseuse, mais c'est pas une grande nouveauté. En revanche, c'est une source d'eau (70%), de protéines (3,5%) et d'hydrate de carbone digestibles (3,5-4%). Voilà mon point de vue
et je souhaitais vous le partager.


Il ne faut pas oublier que si depuis 45000 ans, l'homme a domestiquer cette espèce au point de la rendre si productive qu'elle n'a jamais si peu consommer d'espace et d'eau à l'unité de
production, il y a probablement quelques raisons. On aurait tort de penser que parce qu'il n'existe plus de contrainte du milieu nous devenons les Dieux de notre planète et que notre pensée
libérée de la tyrannie de la sélection soit plus intelligente que celle de nos prédécesseurs.


Au plaisir de vous lire.

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  • : Juli Duhont - Naturopathe Réflexologue, Praticienne de santé holistique depuis 2005, référencée dans le NEW YORK TIMES 21aou15
  • Juli Duhont - Naturopathe Réflexologue, Praticienne de santé holistique depuis 2005, référencée dans le NEW YORK TIMES 21aou15
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