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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 19:20

 

Si le rôle de l'alimentation est bien d'apporter tous les éléments nécessaires au bon fonctionnement de l'organisme, celui de l'eau est d'emporter les déchets. Encore faut-il que cette eau soit aussi "vide que possible". Si elle est chargée en minéraux et oligoéléments, comme certaines eaux minérales, ou encore de chlore, de nitrates, de métaux lourds, de bactéries mortes dans certaines eaux du robinet, elle ne pourra plus embarquer les déchets de notre corps. L'eau est intéressante pour ce qu'elle emporte et non pour ce qu'elle apporte.


En excès, les minéraux de l'eau encrassent l'organisme et nuisent à la santé. Le professeur Henri Schroeder, spécialiste mondial des minéraux, affirme que l'organisme ne peut assimiler plusde 1 % des minéraux contenus dans l'eau de boisson. Seuls les micro-organismes et les plantes, autotrophes, sont capables d'assimiler directement les minéraux. L'animal et l'homme, hétérotrophes, ne peuvent absorber que les minéraux organiques, c'est-à-dire préalablement métabolisés par les plantes, les fruits et les légumes.

Il est donc conseillé de boire une eau peu minéralisée. Où la trouver ?


Parmi les eaux en bouteille, choisir celles qui ont le résidu sec (poids des cendres) le plus faible, plutôt inférieur à 10 mg par litre. Hélas, les eaux en bouteilles ont trois inconvénients :

  1. elles sont chères,

  2. leur bilan carbone est désastreux (en raison de leur transport) et

  3. leur matière plastique (PET) est soupçonnée de larguer des substances toxiques dans l'eau.

D'ailleurs, certaines magasins bio commencent à les retirer de la vente.


La deuxième solution consiste à filter l'eau du robinet à la maison. Le système le plus performant reste l'osmose inverse. Les membranes sont si fines que seules peuvent passer les molécules d'eau, éliminant ainsi entre 95 et 99 % de tous les contaminants : chlore, nitrates, pesticides, calcaire et minéraux non assimilables et tous les métaux lourds, même à l'état atomique.

Au prix d'un certain gaspillage tout de même puisque le taux d'eau rejetée oscille entre 50 % (système avec pompe) et 90 % (sans pompe) de l'eau totale !


L'eau idéale ? Celle bue directement dans les sources peu minérales. En effet, diverses recherches ont montré que l'eau en mouvement aurait des propriétés électromagnétiques intéressantes pour nos cellules. Ces eaux seraient capables, à l'instar de l'homéopathie, de transmettre des "informations" subtiles (et encore mal comprises) dont notre corps saurait se "nourrir". Certains osmoseurs sont maintenant équipés de procédés qui dynamisent l'eau.


Le milieu médical recommande de boire au minimum deux litres d'eau par jour. Cela paraît excessif (entraînant une surcharge de travail pour l'organisme) sauf bien sûr en cas d'effort physique, de fièvre ou de diarrhée. Bien que passant sous silence les apports hydriques issus de notre alimentation, cette recommandation s'accorde malgré tout avec une alimentation moderne trop salée et pauvre en eau. L'OMS recommande de limiter notre consommation de sel à 5 g par jour, on en est loin avec les aliments industriels (plats préparés), à l'origine des trois quarts de notre apport en sel... D'autre part, la viande rouge contient 50 % à 70 % d'eau, contre 80 à 95 % pour les légumes. D'où l'intérêt de consommer plus de végétaux, riches en eau et en minéraux assimilables (car d'origine organique), à condition d'être bio évidemment, pour éviter d'avaler des pesticides.


Donc, buvez une eau peu chargée, capable d'éliminer les toxines, et en quantité raisonnable, compte tenu de votre alimentation bio, modérément salée et riche en eau organique issue prioritairement du monde végétal.


Jean-Pierre Camo

Bio contact – mars 2010

et auteur d'un roman historique, La Saga du Vinland

(infos sur www.la-saga-du-vinland.com)

 

Lire aussi :

L'eau pure - propriétés thérapeutiques

L'eau - son action sur notre santé

L'eau - combien et quand en boire

L'eau - procédé d'osmose inverse


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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 13:40

 

Interview


Dr Jacques Fricker

Nutritionniste



Paris Match : Quelle différence y a-t-il entre un médicament et un complément alimentaire ?

Dr Jacques Fricher : Le but d'un médicament est de guérir (ou de prévenir) alors que celui d'un complément alimentaire est d'améliorer le fonctionnement de l'organisme ou d'un organe précis. Tout médicament est soumis à une autorisation de mise sur le marché (AMM), ce qui n'est pas le cas des compléments qui doivent surtout prouver leur innocuité. La validation pour leur efficacité est moins exigeante.


Comment rechercher une réelle déficience en vitamines ou minéraux ?

Pour évaluer un déficit ou une carence en certaines nutriments, tels la vitamine D ou le fer, il existe des examens sanguins qui permettent d'en faire le diagnostic. Pour d'autres, en revanche, il n'y a pas d'analyse fiable à l'échelle individuelle. Il faut donc se méfier de ces offres de bilan, coûteuses et inutiles.


En France, quelle est la fréquence de ces déficiences ?

Une carence est un manque important d'un ou plusieurs nutriments entraînant la survenue d'une maladie (par exemple le scorbut, par manque de vitamine C, ou le rachistisme, par manque de vitamine D). Dans nos pays développés, ces carences sont très rares. Le déficit, lui, correspond à un apport légèrement inférieur aux besoins, risquant d'induire une fatigue, une moindre résistance de l'organisme. En France, les déficits les plus fréquents sont ceux en fer (chez les femmes jeunes), en vitamine D (chez les adolescents et les plus de 50 ans), en vitamine C et en calcium (chez les personnes consommant peu de produits laitiers), en vitamine B9 ou folates (chez ceux mangeant peu de légumes verts).


Quelles sont les personnes à risques auxquelles on conseille une supplémentation ?

  1. Les sujets atteints de certaines maladies digestives entraînant une mauvaise assimilation des vitamines et minéraux.

  2. Les personnes souffrant d'un ulcère à l'estomac ou d'un fibrome utérin qui provoquent des saignements et une carence en fer.

  3. Les végétaliens ne consommant aucun produit d'origine animale sont carencés en oméga 3, en fer, en calcium, en vitamines D et B12, entraînant de fréquents troubles neurologiques.

  4. Les personnes sous régime amaigrissant inapproprié (d'où un déficit global en vitamines et minéraux). Il y a aussi des étapes de vie où il serait utile de compléter son alimentation : durant la grossesse, un apport en fer et en folates est fréquemment nécessaire et la vitamine D est presque toujours recommandé au 7ème mois.

    Pour les futures mamans qui consomment peu de poisson, une supplémentation en iode est souvent prescrite.

    Après la ménopause, la vitamine D est indiquée pour protéger le système osseux.

    En période d'activité intellectuelle intense, la prise d'oméga 3 en gélules peut se révéler une aide précieuse.

    Les grandes sportives présentent souvent une carence en fer.

    A un âge avancé où les risques de manque en vitamines D et B9 augmentent, une complémentation est fréquement conseillée.


Et quels sont les risques d'un excès de ces compléments ?

Un excès de fer a un effet pro-oxydatif, c'est-à-dire une oxydation de cellules (protéines, lipides, chromosomes...), qui va les altérer, les rendant plus vulnérables au vieillissement. Le fer est prescrit à doses faibles quand le but est préventif (de 15 à 20 microgrammes par jour) et en cas de déficit important, le dosage passe à environ 80 microgrammes.

La vitamine A surdosée peut induire une maladie du foie risquant de dégénérer en cirrhose (la dose de 800 microgrammes par jour ne doit pas être dépassée).

La vitamine C comporte un danger d'oxydation des cellules à partir de 500 milligrammes par jour.

Et attention aux cocktails polyvitaminés proposés sur Internet ! S'ils sont surdosés, ils peuvent induire un abaissement de l'immunité.



Propos recueillis par Sabine de la Brosse

Paris Match du 4 au 10 mars 2010

 



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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 15:50


Les esquimaux du Groenland

Voici trente ans les premières études epidémiologiques montraient que les esquimaux du Groenland se nourrissant de produits marins riches en acides gras de la série des Oméga 3, mourraient dix fois moins que les européens d'affections cardiovasculaires alors que leur taux de cholestérol et de triglycérides était plus élevés. A la même période était mise en évidence l'action prohorrmonale des AGPI acides gras polyinsaturés. Ils donnaient naissance sous l'action d'enzymes tapissant nos membranes cellulaires à des eicosanoïdes (prostaglandines, leucotriènes, thromboxanes...) contrôlant l'infiltration lipidique, l'inflammation, la thrombose et devenaient par tous ces processus athérothrombogéniques, des acteurs de la maladie artérielle.



Les eicosanoïdes de PAIX et les eicosanoïdes de GUERRE

Les eicosanoïdes ne sont pas tous similaires et ont une action antagoniste selon l'acide gras précurseur.

Les dérivés eicosanoïdes d'un Oméga 6, l'acide arachidonique (AA) sont pro-inflammatoires, favorisant la coagulation, la vasoconstriction, la prolifération cellulaire et cancérogenèse alors que ceux dérivés des Oméga 3 (comme l'acide docosahexaénoïque (DHA) et l'acide eicosapentaénoïque (EPA)) sont anti-inflammatoires et anti-agrégants.

Si les premiers sont en excès et les seconds en sous-effectif alors les processus inflammatoires sont encouragés.

Connaître le rapport Oméga 6/Oméga 3 est donc très révélateur d'autant plus que les Oméga 6 innondent largement notre alimentation occidentale.



Le rapport Oméga 6/Oméga 3 (Ω6/Ω3)
Selon certaines études effectuées chez les japonais ayant un taux
Ω6/Ω3 de l'ordre de 50/50, la mortalité cardiovasculaire est diminuée d'un facteur 5 par rapport à celles des américains présentant, eux, un rapport de 85/15...
L'analyse sanguine des profils des acides gras va nous permettre d'appréhender ce ration
Ω6/Ω3 via le raport AA (20:4) / EPA (20:5).



Au coeur de la membranne cellulaire

La membrane cellulaire est une mosaïque fluide constituée d'une double couche lipidique (phospholipides, acides gras saturés et insaturés). Cet équipement en acides gras est essentiel pour la fluidité membranaire surtout au niveau du cerveau et de la rétine où il est fortement représenté (le DHA (Oméga 3) constitue un tiers des acides gras du cerveau). C'est pourquoi le dosage des acides gras au sein de la membrane du globule rouge reste le profil de choix par rapport au profil plasmatique plus pauvre et plus fluctuant en fonction de l'alimentation.



Le profil globulaire des acides gras

On distingue trois grands types de profils (déficitaire, optimisé, supplémenté) dont voici l'interprétation :


  • PROFIL DEFICITAIRE en Oméga 3

Nos sociétés occidentales souffrent fréquemment de déficit chronique en Oméga 3.

Ce déficit s'observe particulièrement chez les enfants autistes. Ils présentent une importante carence en Oméga 3 souvent liée à un désordre du comportement alimentaire ou à un trouble métabolique.

Le déficit précoce en Oméga 3 peut réduire l'activité cellulaire en modifiant la communication intercellulaire perturbant par la même l'histogenèse cérébrale.


  • PROFIL OPTIMISE EN ACIDES GRAS

Le statut biologique en acides gras est normal et permet de confirmer un bon équilibre nutritionnel entre Ω3 et Ω6.

Le rapport AA/EPA est de l'ordre de 7 ce qui correspond à un rapport optimal (entre 6 à 8).


  • PROFIL SUPPLEMENTE EN ACIDES GRAS

Ce profil permet de suivre la supplémentation en Oméga 3 par l'augmentation simultanée de l'EPA et DHA. La richesse en Oméga 3 diminue l'impact des Oméga 6 et en particulier de l'acide arachidonique (AA).

Elle améliore également l'incorporation de l'acide linoléique dans les membranes jouant sur le risque vasculaire et prévient de l'apparition et de l'évolution du diabète par son action sur l'insuline et le métabolisme des sucres.



Intérêt du profil gobulaire des acides gras

La membrane du l'érythrocyte est une structure stable qui se renouvelle toutes les 3 à 4 semaines indépendamment des repas. C'est un modèle d'accès facile dont la teneur en AG insaturés est beaucoup plus riche que le plasma.

Le dosage des AG membranaires nous donne un aperçu de l'activité de synthèse des eicosanoïdes.

Il représente un reflet réel de l'impact physiologique des Oméga 3 et Oméga 6 sur l'organisme. Il évalue l'équilibre membranaire entre Oméga 3 et Oméga 6.

Il monitore la supplémentation en huile de poisson et le ration Oméga6/Oméga 3 de l'apport alimentaire.


Dr Nathalie Beneroso

Biologiste

Paru dans être, journal de juin 2009, n°5

 

 

Lire aussi

Les acides gras polyinsaturés et le cerveau au cours des âges 

Intérêts nutritionnels et micronutritionnels des acides gras polyinsaturés en neurologie 

Correction alimentaire

 

 

 

 

 

 


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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 20:59

 

Les acides gras insaturés en Oméga 3 et en Oméga 6 sont essentiels et doivent par conséquent être apportés par l'alimentation.

On distingue les acides gras à chaîne moyenne en C18 (acide alpha linolénique pour les Oméga 3 et acide linoléique pour les 0méga 6) que l'on trouve dans les végétaux, les huiles végétales et les acides gras à chaîne longue en C20 et C22 (EPA et DHA pour les Oméga 3 et DGLA et acide arachidonique pour les Oméga 6).

Au niveau du foie et dans une moindre mesure au niveau de nombreux tissus, y compris le système nerveux, les acides à chaîne moyenne dont les précurseurs des acides à longue chaîne sous les effets de désaturases (delta 6, delta 5) qui créent des nouvelles doubles liaisons et sous l'effet d'élongases qui ajoutent deux carbones à la chaîne.


Les acides gras à longue chaîne sont les précurseurs des prostaglandines et des leucotriènes dont les activités sont complémentaires et parfois opposées.

Ainsi les DGLA (Oméga 6) est le précurseur de la PGE1 (série 1) dont les effets sont antalgiques, l'acide arachidonique (Oméga 6) est le précurseur de la PGE2 (série 2) pro-inflammatoire et proalgique et l'EPA (Oméga 3) est le précurseur de la PGE3 (série 3) est le précurseur de la PGE3 (série 3) faiblement inflammatoire et peu algogène.

Par ailleurs, les acides gras poly-insaturés se trouvent au niveau central des triglycérides et au niveau central des phospholipides membranaires.

Leur rôle à ce niveau est d'augmenter la souplesse des membranes.

Enfin, ce sont, en raison de leur richesse en doubles liaisons les premiers piégeurs des radicaux libres.

Après la formation de ponts époxy, ils sont régénérés par transfert d'électrons grâce à la vitamine E et l'ubiquinone (Coenzyme Q10).


Dans notre nourriture, nous avons un excès d'acide arachidonique et peu de DGLA et d'Oméga 3 à chaine longue.

Ceci se traduit par un rapport moyen entre Oméga 6, essentiellement l'acide arachidonique, et Oméga 3 voisin de 11 alors que l'on considère qu'il devrait être égal à 3.

L'étude de la composition des acides gras des membranes érythrocytaires est un bon reflet de ce rapport.


L'apport des précurseurs à chaîne moyenne est indispensable pour leur propre fonction, mais leur rôle de précurseur des chaînes longues est faible.

Ainsi l'acide alpha linolénique chez l'homme adulte est utilisé à 70% comme énergie et seulement 3% à 5% sont transformés en EPA et pratiquement 0% en DHA.

Ces acides gras trouvés dans les huiles végétales sont néanmoins indispensables à la synthèse de DGLA et de dérivés utiles par exemple, au niveau des shingolipides.

De plus, en tant que précurseur ils permettent l'expression des désaturases et des élongases. Ces enzymes ne sont pas spécifiques et il existe une compétition entre les séries Oméga 3 et Oméga 6. Un excès d'acide linoléique souvent observé dans les huiles du commerce inhibe la transformation de l'acide alpalinolénique.

Pour conclure ce premier chapitre, il est nécessaire d'apporter par la nourriture et dans un bon rapport :

d'une part, des acides gras à chaîne moyenne trouvés dans les végétaux : acide alpha linolénique et acide linoléique ;

d'autre part , des acides gras à chaîne longue trouvés dans les produits animaux : acide arachidonique (viandes, produits laitiers,...), EPA et DHA (poisson, crustacés,...).


Les acides gras du cerveau

Le système nerveux est très riche en lipides et plus particulièrement les membranes neuronales. En fonction des acides gras présents, la déformabilité des cellules est plus ou moins importante.

C'est ce que l'on appelle la plasticité neuronale.

Ainsi, un animal d'expérimentation, le rat, est incapable d'apprendre une tache comportementale si sa nourriture ne comporte que des acides gras saturés.

De même, des apports d'un seul acide polyinsaturé à chaîne longue (arachidonique ou DHA) ne permettent pas une réponse adaptée même si elle est meilleure que dans le cas des acides saturés.

La réponse adaptée aussi bien dans la qualité de l'apprentissage que dans le mémorisation est observée lorsque le rapport dans la nourriture entre acide arachidonique et DHA est compris entre 2 et 4.

Au niveau du cerveau, le rapport observé est de 3 acides arachidoniques pour 2 DHA.

Il existe donc une fixation plus importante de DHA sans doute en fonction des besoins neuronaux.

Ces valeurs moyennes ne se retrouvent pas dans toutes les structures du cerveau.

Ainsi les structures associatives les structures impliquées dans la mémorisation et plus généralement dans les fonctions cognitives ont un acide arachidonique pour un DHA.

Enfin au niveau rétinien, il y a cinq DHA pour un acdie arachidonique.


Pour les voies de conduction, substance blacnhe on trouve surtout des acides gras à chaîne moyenne toujours dans un raport 1/3 (acide linoléique/acide alpha linolénique).

Ces compositions des tissus nerveux confortent l'idée d'un apport suffisant et toujours dans un bon rapport des acides gras à chaîne moyenne et à chaîne longue.


Néanmoins, un apport insuffisant de DHA (végétariens ou végétaliens) ne se traduit pas par une modification de l'activité cognitive. Il est vrai que dans ce cas là, les apports des précurseurs sont importants et, malgré le faible rendement de la transformation en DHA, l'affinité des neurones est telle qu'il n'y a pas de modification d'activité. Le dosage au niveau des érythocytes est pourtant catastrophique.


Les apports pendant la grossesse

Durant toute la grossesse, l'embryon puis le fœtus constituent et développent son système nerveux. DHA et acide arachidonique proviennent de la mère.

L'apport des seuls précurseurs est insuffisant et il est donc conseillé à la femme enceinte de prendre des poissons de mers froides au moins trois fois par semaine ou de se complémenter avec des huiles de poisson. L'activité des désaturases et élongases est nulle chez le futur nourrisson. DHA et acide arachidonique sont prélevés sur les stock de la mère gestante avec des risques pour celle-ci de développer des pathologies comme la dépression, voire le diabète gestationnel.


Les apports pendant l'allaitement

L'activité des désaturases et des élongases ne se développe qu'à partir de six mois pour être maximale à l'âge de trois ans.

Il faut donc que le lait du nourrisson comprenne de l'acide arachidonique et de la DHA.

Dans le cas de l'allaitement maternel, il faut donc une alimentation riche en poisson ou une complémentation en huile de poisson.

Chez les végétariens, la prise des précurseurs à chaîne moyenne est insuffisante. Il faut donc les persuader de consommer des huiles de poissons et des œufs bios ou de la filière «bleu blanc cœur». Ou éventuellement trouver des algues riches en ces deux acides à chaîne longue.

Avec un lait maternisé, l'adjonction d'acide linolénique et d'acide linoléique est inutile puisque le nourrisson est incapable de désaturer. Il faut donc augmenter le taux de DHA s'il y a suffisamment d'acide arachidonique soit directement soit en ajoutant à la nourriture des vaches des tourteaux de graines de lin.


Les apports de l'enfant jusqu'à 55/60 ans

Pendant toute la vie, c'est simple, il faut prendre les précurseurs à chaîne moyenne et les dérivés à chaîne longue dans les bonnes proportions.


Les apports de seniors

L'activité de la delta 6 désaturase diminue et s'annule progressivement.

Cette diminution est d'autant plus importante et rapide que l'individu ne prend pas d'acide alpha linolénique ou d'acide linoléique. Il faut donc continuer de prendre des acides gras à chaîne moyenne, mais surtout augmenter la prise de DHA, d'EPA, de DGLA voire d'acide arachidonique en raison de la modification de l'alimentation des personnes âgées.

 

Jean-Robert RAPIN

professeur honoraire de PHARMACOLOGIE

UNIVERSITE DE BOURGOGNE
paru dans Être, journal de juin 2009 – N° 5

 


  Lire aussi

La biologie des acides gras 

Intérêts nutritionnels et micronutritionnels des acides gras polyinsaturés en neurologie 

Correction alimentaire

 

 

 

 


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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 13:45
 

Les acides gras poly-insaturés (AGPI) : les Oméga 6 et les Oméga 3 sont des composants essentiels du corps humain, et en particulier du système nerveux, car ils ont à la fois un rôle structurel et de multiples rôles fonctionnels pour le maintien de la santé.


  1. Maladie d'Alzheimer

Les apports plus élevés en graisses saturées et graisses trans insaturées (graisses hydrogénées provenant essentiellement de l'industrie) sont généralement associés à une augmentation du risque de maladie d'Alzheimer (MA), tandis que des apports plus élevés en AGPI et également en acides gras mono insaturées (AGMI) auraient un effet protecteur contre le déclin cognitif, dans des études propectives.

En ce qui concerne les études ayant étudié l'impact de l'alimentation sur le déclin cognitif, il faut souligner celles portant sur l'alimentation de type méditerranéenne qui confirme l'effet bénéfique de ce type d'alimentation comportant des huiles végétales riches en Oméga 3. La consommation de poissons renforce encore l'effet protecteur.

L'intervention nutritionnelle et micro-nutritionnel dans les formes débutantes de MA et en prévention dans la plainte mnésique et les troubles dits bénins de la mémoire est scientifiquement justifiée.


  1. Sclérose en plaques

De nombreuses études ont permis de constater que l'incidence de la sclérose en plaques (SEP) variait selon les différentes régions du monde et leur mode d'alimentation. Ainsi, une des études les plus frappantes est celle de Swank qui a constaté qu'en Norvège, les populations vivant au bord de la mer et consommant beaucoup de poissons, avaient des taux très faibles de sclérose en plaques par rapport à la population norvégienne vivant à l'intérieur des terres et consommant beaucoup de graisses saturées en particulier d'origine laitière (lire aussi  Le vrai visage du LAIT- les effets nocifs du lait de vache ).


De même, les populations d'Asie du Sud consommant à la fois peu de graisses saturées et beaucoup d'AGPI ont des taux très faibles de sclérose en plaques.

Une autre étude suédoise a permis de constater qu'une alimentation pauvre en graisses saturées, en produits laitiers, riches en poissons, en fruits et légumes et en céréales complètes respectant les intolérances alimentaires et comportant une supplémentation en vitamines, anti-oxydants et huile de poissons riches en EPA et DHA avait des résultats spectaculaires.

Les taux de poussées étaient réduits de façon très importante et le handicap était même amélioré après deux ans d'observation.

Des études sur les globules rouges de patients atteints de sclérose en plaques, ont montré que les taux de certaines AGPI étaient déficitaires dans les membranes des globules rouges.

Dans la SEP comme dans les autres pathologies neurologiques, des corrections alimentaires et des suppléments alimentaires ne sont pas incompatibles avec les thérapeutiques conventionnelles.


  1. Le Parkinson

Une étude canadienne récente a mis en évidence l'effet protecteur d'une alimentation riche en Oméga 3 contre la maladie de Parkinson sur un modèle animal.

Deux groupes de souris sont soumis soit à un régime normal soit à une régime en AGPI Oméga 3.

Ce dernier groupe résiste à la toxicité d'un produit sensé provoquer la malade de Parkinson.

Un des effets pour expliquer cette résistance serait qu'un cerveau riche en AGPI Oméga 3 serait plus résistant à l'inflammation qu'un cerveau riche en AGPI Oméga 6.


  1. Autres pathologies neuro-psychiatriques

Dans l'autisme, l'hyperactivité et les troubles envahissants du développement on constate de façon quasi systématique, des taux intra-erythrocytaires d'AGPI bas ou même effondrés. La prescription d'AGPI doit alors faire partie de la prise en charge nutritionnelle et micro-nutionnelle de ces enfants.


  1. Conduite pratique

Sur le plan nutritionnel, des AG sont apportés à chaque repas avec :

  • * Une bonne proportion d'acides gras saturés le matin au petit déjeuner dont le cholestérol qui est un merveilleux lubrifiant au niveau des membranes cellulaires (œuf, beurre, fromage...) ;

  • * Globalement, la proportion d'AGPI - avec un ratio des Oméga 6/3 de 4/1 – pourra représenter jusqu'à 50 % de l'ensemble des apports d'acides gras de la journée ;

  • * L'apport alimentaire des Oméga 3 doit se faire de préférence le soir. Le métabolisme particulièrement lent de ces acides gras au niveau cérébral, explique la raison pour laquelle ces modifications sont lentes à s'installer et donc une supplémentation doit être proposée pour une durée minimum de un an avec ensuite des cures d'entretien périodique ou le maintien de la supplémentation en cas de pathologie neurologique évolutive.

  1. Conclusion

L'explosion actuellement observée de différentes maladies de civilisation, tant neurologiques que générales, est en partie liée au déséquilibre en acides gras de l'alimentation avec en particulier carence en AGPI de type Oméga 3. Le rétablissement, part des corrections alimentaires et par la chrono et la micro-nutrition , d'un bon équilibre entre les AGPI Oméga 3 et Oméga 6, est un des piliers sur lequel doit s'appuyer la prévention, en particulier face au fléau du 21ème siècle que risque d'être la maladie d'Alzheimer.

 

Dr. Bernard ARANDA

Neurologue

paru dans Être, journal de juin 2009 – N° 5

 


lire aussi 
La biologie des acides gras
Les acides gras polyinsaturés et le cerveau au cours des âges
Correction alimentaire







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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 22:09


QUANTITE D'EAU A BOIRE QUOTIDIENNEMENT

Les besoins dépendent des pertes journalières : nous perdons par la peau, sans intervention des glandes surdoripares, 350 millilitres ; notre respiration, à elle seule, en fait s'évaporer tout autant.

Nous éliminons par la transpiration, sans activité sportive, environ 100 ml, par les selles 200 ml, et par les urines environ 1 400 ml soit un total de 2,4 litres dans des conditions normales de vie et à une température ne dépassant pas 20°.

La hausse de température au printemps et en été augmente cette élimination de la respiration et de la transpiration.

Une petite quantité d'eau, environ 200 ml, est générée par l'oxydation de l'hydrogène contenu dans les aliments.

Une alimentation composée de fruits et de légumes, riches en eau, concourt à cet apport, mais nous les consommons surtout en été.

La quantité d'eau pure que nous devons boire chaque jour est donc au minimum d'un litre et demie.

Ainsi, vous maintiendrez votre organisme bien hydraté.

Cet apport en eau de qualité vous donnera de l'énergie, une belle peau, une bonne élimination des toxines et contribuera à maintenir votre organisme en bon état.


QUAND BOIRE L'EAU

Répartissez son absorption sur toute la journée, car votre corps ne peut stocker l'eau.

Consommée en excès en une seule fois, elle peut fatiguer vos reins ou entraîner de la rétention.

Buvez un grand verre d'eau au réveil, plusieurs dans la matinée et l'après-midi et éventuellement au coucher (environ un verre toutes les heures).

Un grand verre d'eau 15
à 20 minutes avant les repas est favorable car le processus de la digestion en utilise beaucoup.

Evitez de boire beaucoup au cours des repas et attendez deux heures et demie après pour ne pas noyer les enzymes travaillant à la digestion et diluer les sucs gastriques très acides.

suite :

L'eau pure - propriétés thérapeutiques

L'eau - procédé d'osmose inverse

L'eau - son action sur notre santé

L'eau - définition bioélectronique

 

 

Quelle eau devez-vous boire pour être en bonne santé ?
par J.J. BOUCHET Naturopathe
centre du Livre Naturel, 1997 ISBN 2908554143

 

 


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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 22:04

 

RECHERCHES SCIENTIFIQUES SUR LES PROPRIETES THERAPEUTIQUES DE L'EAU PURE

ELIMINATION RENALE ET PHENOMENE D'OSMOSE

C'est le Professeur Richard et son équipe qui, par leurs travaux, nous permettent de comprendre le fonctionnemnet de la cellule rénale, le néphron.
Le rein mesure douze centimètres. Il est équipé d'un million de vaisseaux sanguins, et de vingt km de micro-canaux. Les diverses mesures effectuées démontrent que l'élimination rénale est régie par des phénomènes d'osmose et d'osmose inverse (ou contre-osmose).
La consommation de produits oxydés (eau du robinet calcaire ou trop minérale, aliments traités oxydés par l'air), engendre une précipation qui va obturer petit à petit les micro-canaux avec des dépôts de sédiments et de déchets. Quand on pense que le diamètre des canaux collecteurs est de trente microns, on comprend l'extrême vulnérabilité du système. La consommation d'eau pure empêche l'apparition d'un tel phénomène nocif au bon fonctionnement de l'organisme.


APPLICATIONS THERAPEUTIQUES

LES EXPERIENCES DE DAMOOR

Il a démontré en 1917 que, lorsqu'on perfuse un rein avec des solutions très chargées en minéraux, donc de basse résistivité et de haute pression osmotique, il gonfle.
En revanchen si on le perfuse avec des solutions très pures de haute résistivité et de basse pression osmotique, il dégonfle.
Par conséquent, quand l'eau de boisson est aminérale (très pure), le rein se dégongle et la différence de pression ou de polarisation augmente ce qui favorise le passage des toxines au travers de la membrane.
Quand l'eau est très minéraliséee, les reins ne peuvent fonctionner correctement, les toxines s'accumulent dans le sang et dans la lymphe. Cet encrassement humoral est le prélude à l'apparition des maladies car il affecte le fonctionnement de toutes les cellules.

Par l'étude de la physique et de l'électro-osmose, on voit tout de suite le danger qu'il y a, à consommer des eaux chargées d'électrolytes ainsi que des aliments oxydés.

Chaque fois que l'on augmentera la surcharge de notre sérum sanguin avec un excès de sels minéraux non assimilables, on diminuera le niveau d'efficacité de nos reins et par là même on augmentera les risques de perturbations.


LES EXPERIENCES DU DOCTEUR ROTH SUR L'INFLUENCE DU PH

Il s'agissait d'étudier l'évolution, en fonction de l'eau consommée, de tumeurs cancéreuses "greffées".
Le produit déclenchant le cancer est l'hormone folliculine à forte dose, le benzoate d'oestradiol plus précisément. Les injections ont été faites sous la peau dorsale de lapines pubères et vierges.

L'équipe du Dr. Roth du Laboratoire du Museum d'Histoire Naturelle de Paris devait suivre l'évolution de cette cancérose en fonction de la modification du pH de l'eau de boisson des animaux :
A pH 8,5, au bout de quatre mois, on constatera une tumeur utérine chez la lapine.
L'animal témoin ayant bu de l'eau  à pH 7,5 n'aura aucune évolution tumorale.

Le Dr. Roth a ensuite entrepris une autre série d'expériences sur des lapines mais avec des implants d'oestradiol à 70 mg au lieu de 40.
Trois lots de lapines furent utilisés absorbant une eau de boisson, ayant respectivement un pH de 4,5, 7,5 et 8,5. Au bout de cinq mois, toutes les lapines avaient développée un cancer utérin à l'éxception des lots ayant bu de l'eau à pH 4,5.

Enfin, une double expérience devait être édifiante. En voici les détails :
Un premier lot de lapines, toujours avec implant greffé, fut alimenté avec une eau à pH 8,5 pendant cinq mois environ.
Après cette première phase, une autre période de six mois avec une eau à pH 4,5.
Le résultat fut l'involution tumorale ramenée en fin d'expérience à un simple kyste.

Enfin, on fit l'inverse, c'est à dire d'abord un laps de temps avec une eau à pH 4,5, puis après avec une eau à pH 8,5. Là, le résultat fut une tumeur présentant une dégénérescence calcaire intense.


LES TRAVAUX DU PRIX NOBEL WARBURG

C'est le premier qui constate, en 1933, l'assimilation anormale du glucose par la cellule cancéreuse, c'est à dire une glycogenèse sans utilisation d'oxygène.
L'origine de cette anomalie vient d'un bouleversement structurel de la cellule qui se traduit par une inversion des polarités du cytoplasme et du noyau.

Comment la cellule peut-elle en arriver là ? Warburg démontrera que ce phénomène se produit chaque fois que la pression osmotique du milieu extra cellulaire augmente, c'est à dire quand la résistivité diminue par suite de consommation de produits chimiques et d'eau trop chargée en minéraux.


LES MESURES BIO-ELECTRONIQUES

Effectuées sur les cancéreux, elles indiquent que la résistivité des urines est trop forte. Elles sont trop claires parce qu'elles ne sont pas assez chargées en déchets de toxines ; la résistivité du sang est trop basse car il est saturé de toxines ; sa fluidité normale est altérée, il devient trop épais.

Chez une personne en parfaite santé, la résistivité du sang est de 200 Ohms, celle des urines 30. Le processus rénal d'élimination se fait selon le principe de contre-osmose, c'est à dire grâce à la différence de potentiel électrique entre le sang et les urines soit : 200 - 30 = 170.

C"est au Pr. Louis-Claude Vincent que nous devons cette explication : la pénétration au travers de la membrane se fera à contresens (osmose inverse). Les électrolytes (déchets) du liquide qui a la plus faible pression, le sang, iront vers le liquide qui a la plus grance pression, l'urine.
Il déclare : "A bien y réfléchir, c'est uniquement à partir d'un fonctionnement normale du rein et par suite de son fonctionnement comme pompe contre-osmotique que l'on peut réaliser l'équilibre humoral de l'organisme par élimination normale de tous ses déchets".

Les personnes atteintes de maladies de civilisation, ou en voie de l'être, présentent des modifications très importantes de ces paramètres.
La résistivité du sang diminue : de 200, elle passe à 150, voire 110-120 dans les cancers en phase terminale. Celle des urines augmente : de 30 elle passe à 70-80.
La différence de potentiel électrique n'est plus que 30 à 40 selon les cas, au lieu de 170 d'où, élévation de la pression osmotique du milieu extra-cellulaire, aboutissant à l'inversion des polarités du noyau et du cytoplasme, caractéristique de la cellule cancéreuse.

Tous ces processus d'élimination rénale consomment beaucoup d'énergie. Le Pr. Vincent précise à ce sujet :
"Il est évident q'une énergie contre-osmotique aussi considérable ne peut être trouvée que dans une production de potentiel d'oxydo-réduction, donc d'échanges électriques".

L'extrême importance de consommer de l'eau non oxydée par des produits de traitement ou par un délai trop long entre la mise en bouteille et la consommation est donc clairement établie.

Cela suppose donc le maintien strict des forces électriques avec des polarités convenables, correspondant à un fonctionnement normal.

"Dès qu'il se produit des dérèglements dans le fonctionnement rénal, cela ne peut résulter que de modifications électriques, notamment d'inversion des polarités et par suite d'inclusion ou blocage dans les phénomènes de filtration par électro-osmose" (revue de Pathologie Générale-N°75).

suite :

L'eau - combien et quand en boire  

L'eau - procédé d'osmose inverse

L'eau - son action sur notre santé

L'eau - définition bioélectronique



Quelle eau devez-vous boire pour être en bonne santé ?
par J.J. BOUCHET Naturopathe
centre du Livre Naturel, 1997 ISBN 2908554143

 


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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 21:37

 

LE PRINCIPE DE L'OSMOSE INVERSE

Le principe de l'osmose a été découvert en 1862 par le physicien français René Dutrochet, membre de l'Académie des Sciences.
Ce scientifique a mis en évidence que lorsque deux solutions de concentrations différentes, séparées par une membrane semi-perméable, sont mises en contact, le liquide de la solution la moins concentrée passe sous l'effet de la pression osmotique à travers cette membrane jusqu'à ce que la concentration soit identique dans les deux bacs.

On retrouve ce même principe dans de nombreux échanges vitaux :
au niveau du corps humain, les nutriments apportés par le sang (forte concentration) passent dans les cellules (faible concentration) par phénomène d'osmose. Il en est de même pour l'assimilation de l'oxygène par les poumons. C'est aussi par osmose que les végétaux pompent, dans le sol, l'eau et les substances nutritives nécessaires à leur développement.


L'OSMOSE INVERSE

Application technique inverse du principe d'osmose, elle utilise l'eau du robinet passant sous pression à travers une membrane semi-perméable d'une extrême finesse. On sépare ainsi les molécules d'eau de tous les autres éléments qu'elle peut contenir et l'on obtient ainsi de l'eau parfaitement purifiée.

L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) la qualifie de "méthode pratique et confirmée".

L'utilisation mondiale de l'osmose inverse
Cette technologie a été mise au point par la NASA, il y plus de trente ans pour les vols spatiaux car elle permet de recycler pour les cosmonautes toute l'eau consommée et même celle éliminée dans les urines.

Elle est depuis longtemps utilisée pour dessaler de l'eau de mer dans les pays du Moyen-Orient et fournir ainsi à ces populations une eau buvable et débarrassée de tous les éléments indésirables.

L'osmose inverse a été ensuite utilisé en milieu hospitalier dans les services de dialyse où la pureté de l'eau est indispensable pour les reins malades.

Ce procédé est de plus en plus utilisé dans le monde entier pour purifier l'eau dans l'habitat, dans les entreprises et pour la fabrication de produits alimentaires (pain biologique, préparations culinaires).


LES AVANTAGES DE CETTE TECHNIQUE

L'eau purifiée par osmose inverse est donc la solution idéale car tout en supprimant les corvées d'eau, elle permet de disposer de 25 à 170  litres d'eau pure à l'heure (selon les modèles d'osmoseurs domestiques) permettant à chacun de couvrir largement ses besoins journaliers.

On peut ainsi boire une eau très bonne pour la santé, rincer les légumes, les salades, cuire également les aliments et préparer les diverses boissons.

Tous les utilisateurs de ce système sont très satisfaits de redécouvrir le vrai goût des aliments, du thé, du café et des tisanes habituellement altérés par le chlore et autres produits rajoutés à l'eau du robinet. Ils apprécient tous cette pureté retrouvée.
Ils réalisent également de substantielles économies de temps et d'argent. En effet, le coût de production (hors amortissement de l'appareil) du litre d'eau osmosée est d'environ 6 à 10 centimes et se situe autour de 20 centimes en incluant le renouvellement des filtres. L'intérêt économiqe est évident.

C'est un privilège rare de pouvoir prendre soin de sa santé et de se simplifier la vie, tout en réalisant des économies.

Par ailleurs, cette méthode a été recommandée par Dr. Kousmine, qui affirme "on obtient avec l'osmose inverse, à partir de l'eau du robinet chargée en nitrates et autres polluants modernes, une eau aussi pure que si elle sortait d'une source naturelle".

Ainsi, l'eau purifiée par osmose inverse apporte une solution pratique, efficace et économique à ce redoutable problème sans cesse croissant de la pollution de l'eau.

suite :

L'eau - combien et quand en boire

L'eau pure - propriétés thérapeutiques

L'eau - son action sur notre santé

L'eau - définition bioélectronique



Quelle eau devez-vous boire pour être en bonne santé ?
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 20:59

 

Depuis des siècles, l'homme cherche les moyens de rester jeune et en bonne santé le plus longtemps possible. Parmi les moyens efficaces d'y parvenir, l'eau joue un rôle essentiel et pourtant trop méconnu.

Chacun de nous sait pourtant que l'eau est un élément fondamental. Sans elle, aucune vie végétale, animale ou humaine, ne peut exister ou se maintenir. En effet, l'être humain peut rester plus de 40 jours sans manger mais seulement 3 à 4 jours sans boire.

Comment et pourquoi l'eau agit-elle sur notre santé ?

Le corps humain est composé d'eau à plus de 80 % à la naissance et 60 % environ chez l'adulte, soit 43 litre pour une pers
onne pesant 75 kg. Le vieillissement correspond, sous un certain angle, à une perte d'eau dans les tissus.

Le Dr. Batmanghelidj dans son livre "Votre corps réclame de l'eau" affirme, à la suite de nombreuses années de recherche, qu'un grand nombre de personnes souffrent, à leur insu, de "déshydration chronique", car elles ne boivent pas le litre et demi dont le corps a besoin.

Il en résulte de nombreuses pathologies par perturbation du métabolisme, dont on recherche ailleurs les causes, car l'importance de la quantité d'eau consommée journalièrement est trop souvent sous-estimée.

On s'interroge très souvent sur l'origine inexpliquée de nos troubles de santé, sans penser qu'ils peuvent tout simplement provenir d'un manque d'eau.

Ce chercheur a mis en évidence que de très nombreux troubles peuvent être améliorés, voire traités, en buvant plus : hypertension, cholestérol, migraines, constipation, colites, douleurs dorsales et rhumatismales.

Au niveau de sa fonction, l'eau sert à éliminer les toxines et elle est le meilleur diurétique quand les reins fonctionnent bien.


Le Dr. Batmanghelidj affirme que l'eau règle toutes les fonctions y compris l'acidité des solides qu'elle dissout et véhicule".

Mais l'eau n'est pas qu'un solvant, elle possède également d'importantes propriétés : hydrolyse, actions biochimiques liées au métabolisme, activation des protéines et des enzymes, production d'énergie.

A notre époque, où tant de personnes souffrent de fatigue chronique, il est vraiment intéressant de constater que boire plus augmente la vitalité et améliore l'état de l'organisme.

L'eau joue donc un rôle fondamental sur le métabolism
e. Il faut donc boire beaucoup, mais nombre d'entre nous se demandent quelle sorte d'eau nous devons boire pour prendre soin de notre santé.

Un éminent chercheur français, le Pr. Louis Claude Vincent a apporté des réponses précises à cette question. Les travaux de cet ingénieur hydrologue renommé font autorité dans la communauté internationale.

Il est fondateur de la bio-électronique, science permettant de tester objectivement les courants électromagnétiques de la vie, décelables grâce à l'électronique. Elle donne des critères scientifiquement mesurables dans de nombreuses domaines -état du terrain biologique, qualité des aliments, des remèdes, et bien sûr de l'eau.

Des congrès internationaux regroupant un nombre sans cesse croissant de médecins et de chercheurs développent et appliquent ces recherches dans leur pratique quotidienne.

suite :

L'eau - combien et quand en boire

L'eau pure - propriétés thérapeutiques

L'eau - procédé d'osmose inverse

L'eau - définition bioélectronique

 

 

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 20:06

 

Définition bio-électronique de la qualité de l'eau

Les travaux du Professeur Vincent ont permis de définir les trois paramètres d'une eau réellement favorable à la santé, assurant en outre un bon fonctionnement des reins et l'élimination des toxines.

Ces trois critères indiquent, confirmant les travaux de nombreux autres scientifiques, que l'eau doit être plutôt acide, non oxydée, et la plus pure possible.

Le pH : potentiel hydrogène (facteur magnétique qui définit le potentiel ionique d'acidité ou d'alcalinité d'une solution).

L'eau idéale doit avoir un pH proche de 6,5.

L'eau du robinet en France a un pH compris entre 7,3 et 8,5. Ceci est dû à tous les produits de traitement de l'eau (chore et ses dérivés). Elle contient le plus souvent des excès de calcaire. A cela s'ajoute la présence, de plus en plus fréquente, d'autres éléments : nitrates, pesticides, herbicides, fongicides, métaux lourds.

Une déviation du pH a une très grande influence sur le plan biologique. Un pH alcalin (correspondant à une perte de protons) affaiblit donc le noyau cellulaire.

Consommer régulièrement de l'eau à pH supérieur à 7 alcalinise le sang, or il est scientifiquement prouvé que le pH du sang des personnes souffrant de maladies cardio-vasculaires est très alcalin.

D'après le Professeur Lautie, l'eau doit avoir un pH compris entre 6 et 7 pour remplir convenablement son rôle de catalyseur de la quasi-totalité des réactions biochimiques. M. Pasebecq, naturopathe, confirme, lui aussi, qu'une eau à pH légèrement acide est nécessaire à une bonne assimilation du calcium.

Le rH2 : facteur électrique qui définit la charge en électrons d'un pH donné.

L'oxydation empêche l'assimilation de l'oxygène, notre principal aliment. Cela peut entraîner fatigue, état de stress, insomnie, mauvaise digestion objectivée par l'élévation du rH2.

Il est reconnu que l'oxydation engendre l'usure, le vieillissement des tissus, l'épaississement du sang. Rien ne peut survivre dans un milieu très oxydé, c'est pourquoi l'eau de ville est artificiellement suroxydée par des produits qui éliminent toute vie : microbes, bactéries, virus.

Le danger est que la consommation d'une telle eau suroxyde également l'organisme déjà agressé par de multiples autres agents : l'alimentation provenant de l'utilisation massive d'engrais chimiques et de sols appauvris, la pollution de l'air (manque d'ions négatifs), la pollution électrique et électromagnétique omniprésente, le stress...

Les analyses bio-électroniques sur le sang, la salive et les urines des habitants des pays développés, révèlent d'inquiétants états d'oxydation en relation directe avec le développement de maladies graves.

L'oxydation correspond à une perturbation du champ électrique de la cellule par manque d'électrons. Associée à une perturbation du champ magnétique par manque de protons (pH alcalin), elle crée ainsi les conditions d'apparition des maladies de civilisation.

L'eau idéale doit donc être antioydante pour contribuer efficacement à rééquilibrer le terrain biologique et neutraliser les effets des autres causes d'oxydation.

Le rô : facteur diélectrique (inverse de la conductivié, qui définit la résistance d'une solution au passage d'un micro-courant électrique).

Il se mesure en Ohms et en matière d'eau, il permet d'en mesurer la concentration en minéraux.

Le Pr. Vincent a démontré que pour une bonne élimination des toxines, l'eau doit avoir une résistivité (pureté) supérieure à 8 000 Ohms.

Dans le cas où cette eau est chargée de sels minéraux, l'élimination convenable des toxines est rendue impossible. Dans de nombreuses régions de France, l'eau du robinet est souvent très chargée en calcaire.

Dans ce cas, sa résistivité est d'environ 2 à 3 000 Ohms seulement. Il en est de même pour de nombreuses eaux en bouteilles dont la résistivité varie de 450 à 5 000 Ohms selon les cas, à cause d'une minéralisation excessive, empêchant ainsi un bon fonctionnement des reins.

Les travaux du Pr. Vincent et du Pr. Henri ont permis de comprendre que l'élimination rénale se fait grâce à des phénomènes d'osmose et de contre-osmose.

Concrètement, cela signifie que, pour que les reins éliminent bien les toxines, l'eau doit être pure, car plus l'eau est pure, plus son pouvoir solvant est important et mieux les déchets sont dissouts et éliminés.

Quand les reins fonctionnent bien, le pH des urines est de 6,8. C'est à cette valeur que le maximum d'électrolytes (déchets et toxines) d'acide urique et de cholestérol sont éliminés (travaux de Guilbert et Langlais, publiés dans "Semaine des Hôpitaux" du 6/12/1951).

L'eau impure, chargée de calcaire ou de minéraux, empêche un bon fonctionnement rénal et entraîne un épaississement du sang qui peut devenir le prélude aux maladies cardio-vasculaires et aux maladies de civilisation. Ce phénomène est accentué par l'alcalose (pH basique) et l'oxydation (rH2). (lire l'équilibre acidobasique - cas d'hyperacidité)

 

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Présentation

  • : Juli Duhont - Naturopathe Réflexologue, Praticienne de santé holistique depuis 2005, référencée dans le NEW YORK TIMES 21aou15
  • Juli Duhont - Naturopathe Réflexologue, Praticienne de santé holistique depuis 2005, référencée dans le NEW YORK TIMES 21aou15
  • : Soins par le décodage biologique, les manipulations manuelles, les plantes et l'alimentation
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